Tous nos sirops et sucres candi pour vos abeilles
Sirop et candi sont les deux formes de nourrissement complémentaires pour soutenir les colonies tout au long de l’année. Le sirop stimule la ponte au printemps et constitue les réserves à l’automne ; le candi assure l’apport énergétique hivernal sans apporter d’humidité dans la ruche.
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Sirop et candi pour abeilles : nourrir ses colonies au bon moment
Le nourrissement des abeilles ne se substitue pas à la miellée, mais il permet d’intervenir aux moments où la colonie en a le plus besoin. Une période de disette prolongée au printemps, des réserves insuffisantes à l’entrée de l’hiver, un essaim fraîchement installé qui n’a pas encore de stocks : autant de situations où sirop et candi font la différence entre une colonie qui se développe et une colonie qui s’affaiblit.
Le sirop : stimulation et constitution des réserves
Le sirop de nourrissement est une solution aqueuse sucrée, riche en glucose et fructose, prête à l’emploi. Sa forme liquide le rend rapidement accessible aux abeilles, qui peuvent le prélever et le stocker dans les cellules sans effort de transformation important.
On distingue deux usages principaux selon la concentration.
- Le sirop léger, dilué, imite l’arrivée d’une miellée et stimule la ponte de la reine. Les abeilles nourrices l’interprètent comme un apport de nectar et relancent l’élevage du couvain. C’est le nourrissement de printemps, utilisé dès que les températures permettent aux abeilles de sortir, pour accélérer le redémarrage de la colonie avant la première miellée.
- Le sirop concentré, à teneur en sucre élevée, est destiné à constituer des réserves massives. Les abeilles le stockent directement dans les rayons, comme elles le feraient avec du miel. C’est le nourrissement d’automne, administré tôt dans la saison pour laisser aux abeilles le temps de l’opercules avant l’hivernage.
Le sirop BEESUC, disponible en bidon de 14 kg, est un sirop de sucre inverti sans maltose, à base de betterave sucrière. Sa composition (73 % de sucres totaux, 27 % d’humidité) en fait un produit concentré, adapté à la constitution des réserves hivernales. Il se verse directement dans le nourrisseur.
Point de vigilance : en dessous de 12 °C, le sirop peut figer et devenir inconsommable pour les abeilles. Passé cette limite de température, passer au candi.
Le candi : le nourrissement de l’hiver
Le candi est une pâte sucrée solide, composée principalement de saccharose et de glucose, que les abeilles consomment lentement en léchant la surface du pain. Sa texture compacte lui permet de ne pas couler ni fermenter, et d’apporter de l’énergie sans introduire d’humidité dans la ruche, ce qui est crucial en hiver lorsque la ventilation est réduite. Il se place directement sur les cadres, au-dessus de la grappe d’abeilles, pour que les abeilles puissent y accéder sans se déplacer loin. C’est un point important : par temps froid, la grappe est compacte et les abeilles ne quittent pas leur position pour chercher de la nourriture. Il doit être à portée immédiate.
Deux références sont disponibles :
- L’Apifonda, conditionné en pains de 2,5 kg (carton de 5 pains soit 12,5 kg), est la référence incontournable du marché. Sa formulation à base de microcristaux de saccharose enrobés de sirop de glucose et fructose, enrichie en invertase naturelle, facilite la digestion et l’assimilation par les abeilles. Stable, sans additif, il s’utilise aussi bien en hivernage qu’en stimulation de printemps précoce.
- L’Apipasta Bio, disponible en pain de 1 kg, est enrichi en vitamines et acides aminés essentiels, certifié biologique, sans sucre de maïs ni OGM. Il convient aux apiculteurs en conduite biologique et à ceux qui souhaitent un nourrissement plus complet, notamment en début de saison pour soutenir la reprise de ponte.
Sirop ou candi : quelle règle pratique retenir
La règle de base est simple : sirop quand les abeilles volent et que les températures sont supérieures à 12 °C, candi quand le froid est installé ou que les abeilles ne sortent plus. En pratique, l’automne est la période charnière : l’apiculteur administre d’abord du sirop concentré pour reconstituer les réserves, puis bascule sur le candi dès que les nuits deviennent trop froides.
Un conseil souvent négligé par les débutants : peser les ruches avant l’hivernage pour estimer les réserves réelles. Une ruche Dadant 10 cadres doit entrer dans l’hiver avec au moins 15 à 18 kg de réserves. En dessous, nourrir sans attendre.
Foire aux questions
Peut-on nourrir les abeilles avec du sucre en poudre ou du miel ?
Le sucre en poudre non dissous n’est pas adapté : les abeilles ne peuvent pas l’assimiler directement. L’utilisation de miel commercial est déconseillée en raison du risque de transmission de maladies (loque américaine notamment). Les sirops et candis apicoles spécialisés sont formulés pour éviter ces risques.
Combien de temps un pain de candi dure-t-il dans une ruche ?
Cela dépend de la taille de la colonie et de la température. Une grappe active peut consommer un pain de 2,5 kg en deux à trois semaines. Sur une petite colonie en hivernage léger, le même pain peut durer un mois ou plus. Vérifier régulièrement sans ouvrir la ruche, en soulevant légèrement le toit.
Le sirop de nourrissement laisse-t-il des résidus dans le miel ?
Si le nourrissement est stoppé suffisamment tôt avant la grande miellée et que les hausses sont retirées pendant la période de nourrissement, le risque de contamination du miel est très faible. Ne jamais nourrir avec les hausses en place.
À quelle fréquence nourrir ses abeilles au printemps ?
Pour une stimulation printanière, un apport léger et régulier est plus efficace qu’un grand nourrissement unique. Une à deux fois par semaine, en petites quantités, imite mieux l’arrivée progressive d’une miellée et maintient l’activité de la reine sans provoquer un stockage excessif.