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Cire

La cire d’abeille (nom scientifique : cera alba) est réalisée à partir des écailles blanches et transparentes qui apparaissent à l’ouverture des quatre paires de glandes cirières situées sous l’abdomen de l’abeille.

La nouvelle cire est d’abord limpide et incolore, devenant opaque après la mastication et l’adultération avec le pollen par les abeilles ouvrières de la ruche. En outre, la cire devient progressivement plus jaune ou brun par l’incorporation d’huiles de pollen et de propolis. Les écailles de cire ont une largeur d’environ 3 mm et une épaisseur de 0,1 mm, et environ 1100 sont nécessaires pour former un gramme de cire.

Pour que les abeilles cirières sécrètent de la cire, la température ambiante dans la ruche doit être de 33 à 36 °C. Les cirières consomment 8 kg de miel pour pouvoir produire 1 kg de cire mais ce kilo de cire permettra ensuite de bâtir assez d’alvéoles pour contenir 27 kilos de miel.

« Étrange sueur presque aussi blanche que la neige et plus légère que le duvet d’une aile », dont la production se réalise par une augmentation de température « au plus profond de la foule » agglomérée en un cône (Maurice MaeterlinckLa vie des abeilles, livre III, chap 12 et 13)

La cire d’abeille peut être extraite des cadres de la ruche (environ 100 à 200 g de cire par cadre fondu), ou des opercules des alvéoles de miel, en même temps que l’extraction de ce dernier.

Les résidus de cire issus d’opercules ayant été produits par les abeilles dans l’année sont réputés produire une plus belle cire que celle, plus vieille, issue des cadres.

La cire d’abeille (notamment celle des opercules) est récupérée par les apiculteurs par fusion à 64 °C, au moyen d’un cérificateur (électrique ou solaire) ou d’un four solaire7 qui permet de séparer la cire de ses impuretés et de ses résidus de miel.

La cire peut encore être clarifiée par chauffage au bain-marie dans l’eau ou en mettant des bouts de cire directement dans de l’eau, ce qui permettra de nettoyer les cires noircies avec le temps. On fait chauffer l’eau et la cire jusqu’à ce que toute la cire ait fondu (en remuant régulièrement). La cire fondant à 64 °C, il est inutile de faire bouillir l’eau car la cire trop chauffée devient cassante et perd son élasticité. On laisse refroidir le mélange d’eau et de cire jusqu’à solidification de la cire. Lorsqu’on démoule, on a 3 phases : la cire solide au-dessus ; de l’eau “sale” en dessous ; et entre les 2, une phase d’impuretés non solubles (dont la propolis, des bouts d’abeilles, de la poussière, etc. ), qu’on gratte pour l’éliminer (certains s’en servent pour piéger les essaims qui sont attirés par l’odeur de la cire). Il est recommandé de recommencer la procédure 2 ou 3 fois avec la cire ainsi récupérée, pour la purifier de plus en plus. Attention, la cire sera difficile à nettoyer sur les outils et vêtements utilisés pendant son filtrage.

Pour pouvoir être recyclée en cire gaufrée dans une ruche, seule la cire d’opercules fraîche peut être utilisée car elle est encore vierge de toutes pollutions. En effet, la cire est un corps gras qui retient beaucoup de molécules. En recyclant la vieille cire des rayons, on garderait des molécules toxiques (coumaphostau-fluvalinate, etc) pour les abeilles.

Pour l’utilisation en bougie ou autre, on peut stériliser à 130 °C pendant 20 minutes. Attention à ne pas dépasser les 180 °C, température d’évaporation et risque d’inflammation de la cire d’abeille.

La cire d’abeille a été l’ingrédient principal des cires employées dans les tablettes de cire et la cire à cacheter ainsi que les bougiesetc. (la cire d’abeille est très inflammable).